Cascais et la côte d'Estoril : Lisbonne côté mer, à un autre rythme
À une demi-heure à l’ouest de Lisbonne, le fleuve s’ouvre sur l’océan et la lumière change. La terre cuite de la ville cède la place aux jardins de palmiers, aux villas pastel et à une longue promenade au-dessus de l’eau. C’est la côte d’Estoril, d’Estoril à Cascais puis, passé le cap, jusqu’à la plage sauvage de Guincho. Depuis plus d’un siècle, c’est là que Lisbonne vient respirer.
La plupart des visiteurs n’y passent qu’un après-midi. Nous proposons souvent l’inverse : faire de la côte votre base, et aller en ville quand l’envie vous prend.
Une côte chargée d’histoire
La grandeur d’Estoril n’a rien d’un hasard. À la fin du XIXe siècle, la famille royale portugaise prend l’habitude de passer ses étés à Cascais, et la bonne société la suit. Pendant la Seconde Guerre mondiale, le Portugal neutre fait de la baie un carrefour : des têtes couronnées en exil s’installent dans des villas face à la mer, des réfugiés attendent un bateau pour l’Amérique, et des espions de tous bords s’observent par-dessus les tables du casino. Ian Fleming y passe, et l’on dit souvent que le Casino Estoril a semé la première graine de Casino Royale.
Après la guerre, plusieurs familles royales en exil sont restées. La côte en a gardé quelque chose : un air tranquille, élégant, un peu nostalgique, jamais pressé d’être à la mode.
Estoril et Cascais, côte à côte
Estoril est la plus solennelle. Son casino fait face à la mer au bout d’un long jardin, et les vieux hôtels alentour gardent l’élégance des années où les rois venaient y passer l’hiver. Un lieu calme et soigné, à deux pas de la plage et de la gare.
Cascais, juste à côté, était un village de pêcheurs avant d’être une station balnéaire, et cela se sent encore. Le vieux centre est un enchevêtrement de ruelles pavées et de petites places, les pêcheurs débarquent toujours leur prise sur la plage près du port, et la marina et la citadelle ferment la baie. Le soir, la ville est plus animée qu’Estoril, avec de bonnes tables à tous les prix.
Entre les deux court le paredão, une promenade de bord de mer d’un peu plus de trois kilomètres. Parcourez-la tôt le matin, quand elle n’appartient qu’aux joggeurs et aux promeneurs de chiens, ou au coucher du soleil, une glace de Cascais à la main.
Au-delà de la baie : la Boca do Inferno, Guincho et le cap de Roca
Passé Cascais, la côte devient rocheuse. À la Boca do Inferno, la « bouche de l’enfer », l’Atlantique s’engouffre dans une grotte marine effondrée et ressort en grondant ; les jours de tempête, les embruns atteignent la route. De là, la route côtière file vers Guincho, une immense plage ouverte, adossée aux dunes et aux collines de Sintra, toute de vent, de vagues et d’horizons.
Un peu plus loin, le cap de Roca est le point le plus occidental de l’Europe continentale : une falaise, un phare, et au-delà, rien que l’océan. Allez-y en fin d’après-midi, quand les autocars sont repartis et que la lumière se dore.
Et parce que c’est l’Atlantique, on y mange bien. Un déjeuner de poisson grillé ou de percebes au-dessus des vagues, à Guincho ou à la Boca do Inferno, est l’un des grands plaisirs simples du Portugal ; notre guide des meilleurs restaurants de fruits de mer de Lisbonne et des environs donne les tables que nous réservons.
Pourquoi en faire votre base
La côte d’Estoril est au centre d’un triangle. Lisbonne est à une demi-heure en voiture, ou à quarante minutes en train depuis Cais do Sodré. Sintra, ses palais et ses collines boisées, est à peu près à la même distance. Les plages sont à votre porte.
C’est donc un très bel endroit pour un séjour plus long, ou pour la seconde moitié d’un voyage : quelques jours en ville d’abord, puis la côte. Vous passez la journée à Lisbonne ou à Sintra, et vous rentrez le soir sur une terrasse au-dessus de la mer plutôt que dans une rue pleine de tuk-tuks. Pour les familles aussi, c’est plus simple : plus d’espace, des plages plus douces, et pas de collines à gravir avec une poussette.
Quand nous concevons un séjour ici, nous vous installons dans le bon coin de la baie selon votre façon de voyager : un hôtel de l’âge d’or à Estoril, une maison tranquille au-dessus de Cascais, ou une adresse face à Guincho. Un chauffeur pour les journées en ville, et les soirées libres pour la côte.
Une journée sur la côte, si vous n’en avez qu’une
Si vos jours sont comptés, la côte reste une parfaite journée depuis Lisbonne : la route côtière par Estoril et Cascais, la Boca do Inferno, le cap de Roca et Guincho, avec un déjeuner face à la mer et le temps de mettre les pieds dans le sable. Notre excursion privée à Cascais, Estoril et sur la côte fait exactement cela, avec votre guide et votre chauffeur. Pour associer la côte et les palais, l’excursion Sintra, Cascais et Estoril réunit les deux.
Pour un séjour plus long, dites-nous comment vous aimez voyager, et nous imaginerons un voyage sur mesure au Portugal avec quelques jours au bord de la mer. Écrivez-nous.
Les questions que l’on nous pose sur la côte d’Estoril
Vaut-il mieux loger à Lisbonne ou à Cascais ?
Tout dépend de la forme de votre voyage. Pour une première visite de deux ou trois nuits, logez à Lisbonne et consacrez une journée à la côte. Pour un séjour plus long, ou si vous aimez la mer et un rythme plus lent, Cascais ou Estoril font une très belle base : Lisbonne est à une demi-heure, Sintra à peu près autant, et chaque soir vous rentrez au bruit de l’Atlantique.
À quelle distance Cascais est-elle de Lisbonne ?
Environ 30 kilomètres. En voiture, comptez une demi-heure hors des heures de pointe. Le train côtier part de Cais do Sodré, longe le fleuve puis la mer, et rejoint Cascais en une quarantaine de minutes en s’arrêtant à Estoril.
Quelle différence entre Estoril et Cascais ?
Elles se partagent la même baie. Estoril est la plus solennelle, avec son casino, ses jardins et ses vieux hôtels du temps où les familles royales d’Europe en exil y passaient l’hiver. Cascais, l’ancien village de pêcheurs voisin, est plus animée, avec sa marina, son vieux centre aux ruelles pavées et la route de Guincho et du cap de Roca.
Peut-on se baigner sur la côte d’Estoril ?
Oui. Les plages abritées de la baie, de Carcavelos à Cascais, sont les plus douces, idéales de juin à septembre. Guincho, au-delà de Cascais, c’est l’Atlantique sauvage : magnifique à regarder, adoré des surfeurs et des kitesurfeurs, mais souvent trop agité pour une baignade tranquille.